...à Pétange

Le 9 septembre 1944, plus de quatre ans après l’invasion des troupes allemandes, les premiers soldats américains arrivaient enfin au Grand-Duché.

Pétange fut la première ville à être libérée par les troupes alliées mais fut également l’endroit où le premier GI trouva la mort. Près du vieux moulin, au coin de la rue d’Athus et de la rue de l’Eglise, son véhicule blindé, un M8, fut touché par une batterie allemande. Hyman Josefson succomba à ses blessures, ses trois camarades blessés ont survécu.

... in Petingen

Am 9. September 1944,mehr als vier Jahre nach dem Einfall der deutschen Truppen, erreichten die ersten amerikanischen Soldaten endlich das Großherzogtum.

Petingen war die erste Stadt, die durch die alliierten Truppen befreit wurde, doch war es auch hier, wo der erste GI auf Luxemburger Boden sein Leben lassen musste. In der Nähe der alten Mühle, Ecke Athuserstraße und Kirchenstraße, wurde sein Panzerfahrzeug – ein M8 – von einer deutschen Batterie getroffen. Hyman Josefson erlag seinen Verletzungen, seine drei verwundeten Kameraden überlebten den Angriff.


Square 'Hyman Josefson'

Le 28 mai 1961 eut lieu – sur initiative de l’Union nationale de Passeurs, Filiéristes et Résistants Luxembourgeois ainsi que du Syndicat d’initiative de Pétange et sous le Haut Patronage et en présence de S.A.R. Monseigneur le Grand-Duc Héritier Jean – l’inauguration de la première et unique «Borne du Passeur» sur le territoire luxembourgeois. Ce monument se trouve depuis 1966 dans la cour de l’église paroissiale de Pétange. Il est dédié aux passeurs bénévoles qui, au risque de leur vie, ont permis à des hommes traqués par l’envahisseur de recouvrer la liberté et de reprendre le combat pour la libération de la patrie meurtrie.

Le métier de passeur était des plus dangereux et ceux qui le pratiquaient n’ignoraient pas que la mort certaine les attendait, souvent précédée des tortures les plus attroces au cas où ils se faisaient prendre. A travers les forêts du «Prënzebierg » qui se prêtaient hélas à merveille à cette sorte d’activité, tout le long de la frontière franco-luxembourgeoise, bon nombre de nos jeunes gens purent rejoindre le maquis français ou les armées alliées.

Auf Initiative der „Union nationale des Passeurs, Filiéristes et Résistants Luxembourgeois“ und des Petinger Fremdenverkehrsvereins sowie unter der Schirmherrschaft und in Anwesenheit seiner Königlichen Hoheit Erbgroßherzog Jean, fand am 28. Mai 1961 die Einweihung der ersten und einzigen „Borne du Passeur“ in Luxemburg statt. Dieser Gedenkstein befindet sich seit 1996 im Hof der Pfarrkirche von Petingen und ist den freiwilligen Fluchthelfern gewidmet, die – auch auf die Gefahr hin, ihr Leben zu verlieren – den von den Besatzern verfolgten Menschen ermöglichten, die Freiheit wiederzuerlangen und den Kampf für die Befreiung ihrer Heimat wieder aufzunehmen. Der „Beruf“ des Fluchthelfers war einer der gefährlichsten und die Menschen, welche ihn ausübten, waren sich bewusst, dass der Tod sie nach einer – allzeit möglichen – Verhaftung erwartete, oftmals vorausgegangen von schrecklichsten Torturen.

Durch die Wälder des Prinzenbergs, welche sich ausgezeichnet für diese Art Aktivitäten eigneten, und längs der gesamten luxemburgisch-französischen Grenze wurden zahlreiche junge Leute zu den französischen Widerstandskämpfern beziehungsweise zu den alliierten Armeen durchgeschleust.


Borne du Passeur

Le 10 mai 1940, le Sous- Lieutenant Jacques Chauvin commandait un peloton de reconnaissance qui se dirigea vers les allemands. En combattant aux côtés de ses cavaliers, il a été tué sur le territoire de la commune de Pétange.

Le Sous-Lieutenant Jacques Chauvin a d’abord été inhumé au Mont St.-Jean, puis en définitive au cimetière de Dudelange. Il a été décoré à titre posthume de la Croix de Guerre 39-40 avec palme et élevé au grade Chevalier de la Légion d’Honneur. A sa mémoire, les scouts de Pétange ont érigé une stèle non loin de l’endroit où son corps a été retrouvé.

Leutnant Jacques Chauvin kommandierte am 10. Mai 1940 einen Spähtrupp, der in Richtung deutsche Truppen unterwegs war. An der Seite seiner Kameraden wurde er im Gefecht auf dem Gebiet der Gemeinde Petingen getötet.

Leutnant Jacques Chauvin wurde zunächst auf dem Mont St-Jean beigesetzt. Seine letzte Ruhestätte fand er schließlich auf dem Friedhof in Düdelingen. Posthum wurde ihm die „Croix de Guerre 39-40 avec palme“ verliehen. Des Weiteren wurde er zum Ritter der Ehrenlegion ernannt. Zu seinem Gedenken hat die Petinger Pfadfindergruppe eine Stele ganz nahe an jener Stelle errichtet, an der sein Leichnam gefunden wurde.


Monument Jacques Chauvin

Non loin du chalet des scouts de Pétange se trouve le monument érigé à la mémoire des scouts morts ou disparus de la troupe «Ste-Marie» de Pétange. Dès août 1940, la section des scouts «Ste-Marie» n’existait plus. Cependant, les activités scout contre l’envahisseur demeuraient tranchantes et pertinentes.

Un rapport du «Gauleiter» exigeait même l’envoi des jeunes de l’association dans un camp de travail. En été 1941, la liaison est établie avec d’autres groupes de résistants et des rapports sont acheminés par Pétange aux Alliés. Le 4 novembre de la même année, une première arrestation a lieu: 4 personnes sont déportées à Hinzert, d’autres amenés à la «Villa Seligmann» à Esch-sur-Alzette, 16 Scouts et rovers sont incorporés dans la «Wehrmacht».

Unweit des Petinger Pfadfinder-Chalets steht auch das Monument zu Ehren der verstorbenen oder vermissten Pfadfinder der Petinger Sankt-Maria-Gruppe. Bereits ab August 1940 bestand die oben genannte Gruppe nicht mehr, doch blieben die Aktivitäten gegen die Besatzer auch weiterhin präzis und einschneidend.

In einem Bericht des Gauleiters forderte dieser sogar die Entsendung der jugendlichen Pfadfinder in ein Arbeitslager. Im Sommer 1941 wurden Kontakte mit anderen Widerstandsgruppen aufgenommen und Berichte über Petingen an die Alliierten weitergeleitet. Am 4. November 1940 erfolgten die ersten Festnahmen: Vier Personen wurden nach Hinzert verschleppt, andere zur „Villa Seligmann“ nach Esch/Alzette, 16 Pfadfinder und Rover wurden zum Dienst in der Wehrmacht einberufen.

A l’occasion du 40e anniversaire du Club Sportif de Pétange en mai 1950, un monument fut érigé à la mémoire des joueurs et membres actifs morts pour la Patrie durant les années 1940 à 1945. Les arrestations, déportations, exécutions et toute la vague aveugle de terreur nazie ont creusé un trou énorme dans les rangs des sociétés locales. Le monument est situé aux abords de l’ancien Stade Antoine Nangeroni.

Zum Gedenken an seine in den Kriegsjahren 1940-45 für die Heimat gefallenen Spieler und aktiven Mitglieder ließ der Petinger Sportclub anlässlich des 40. Jahrestages seiner Gründung im Mai 1950 ein Monument errichten. Das Monument befindet sich in der Nähe des CS Pétange-Stadions. Festnahmen, Verschleppungen, Hinrichtungen sowie blinder nationalsozialistischer Terror haben innerhalb der Lokalvereine eine große Lücke hinterlassen.

Immédiatement après la guerre, les cheminots de Pétange ont manifesté leur volonté d’honorer leurs camarades morts durant la Deuxième Guerre mondiale. Depuis 1947, des collecteurs bénévoles ont recueilli des fonds auprès de leurs collègues – actifs ou déjà pensionnés – afin de contribuer au financement d’un monument à la gloire des cheminots-résistants. Grâce à l’aide substantielle de l’administration communale de Pétange ainsi que la mise à disposition gratuite de matériaux, le sculpteur Wintz a créé une oeuvre à la hauteur du sacrifice des victimes. Le monument fut inauguré le 7 mars 1954 dans le hall d’attente de la gare de Pétange.

Kurz nach Ende des Krieges wollten auch die Eisenbahner ihre im Krieg gefallenen Kameraden ehren. Ab 1947 sammelten Freiwillige das notwendige Geld in den Rängen ihrer Mitarbeiter – aktive sowie bereits pensionierte – um zur Finanzierung eines Denkmals zu Ehren der im Widerstand aktiven Eisenbahner beizutragen. Dank der nicht unerheblichen Unterstützung der Gemeindeverwaltung Petingen sowie der kostenlosen Bereitstellung von Material gelang es dem Bildhauer Wintz ein Werk zu schaffen, welches der Aufopferung der Toten und Vermissten gerecht wurde. Am 7. März 1954 fand die Einweihung in der Eingangshalle des Petinger Bahnhofs statt.

    

Malgré l’entrée en guerre de l’Amérique, le calvaire du peuple luxembourgeois ne fit que commencer en août 1942 quand le «Gauleiter » Simon annonça aussi bien l’annexion du Luxembourg que le recrutement immédiat des classes d’âge 1920 à 1924. La loi martiale est proclamée après le sursaut des Luxembourgeois. Des condamnations à mort et arrestations suivirent. Pour mater la révolte, 50 familles sont déportées en Silésie le 17 septembre 1942. D’autres suivront. Sous une révolte, le premier contingent d’enrôlés de force part le 18 septembre. Ce ne fut pas le dernier.

Le jour des Morts de l’an 1946, une plaque commémorative est inaugurée – sur initiative de M. l’abbé Hoffmann et M. le vicaire Belche - en l’église paroissiale de Pétange. 35 paroissiens qui n’ont pu revoir leur patrie ont ainsi été honorés.

Trotz des Eingreifens der USA in das Kriegsgeschehen begann der Leidensweg für die luxemburgische Bevölkerung erst recht ab August 1942, nachdem Gauleiter Simon die Annexion Luxemburgs sowie die unverzügliche Rekrutierung der Jahrgänge 1920 bis 1924 angekündigt hatte. Das Standrecht wurde nach dem Protest der Luxemburger ausgerufen. Es folgten Todesurteile sowie Verhaftungen. Um die Revolte niederzuwerfen, erfolgte am 17. September 1942 die Umsiedlung von 50 Familien nach Schlesien. Andere sollten schon bald folgen. Unter großem Protest verließen die ersten Zwangsrekrutierten am 18. September des gleichen Jahres die Heimat. Es sollten nicht die letzten sein.

An Allerseelen 1946 fand in der Petinger Pfarrkirche die Einweihung einer Gedenktafel statt, welche auf Initiative von Pfarrer Hoffmann und Vikar Belche entstand. 35 Pfarreimitgliedern, die ihre Heimat nicht wiedergesehen haben, wurde auf diese Weise eine letzte Ehre erwiesen.

Sur la Place Kennedy, tout près de l’Hôtel de ville à Pétange, se trouve le «Square Victimes du Nazime». Le nombre des personnes victimes du régime de terreur nazi est gravé sur le monument. 12.031 hommes et 7.969 femmes ont été marqués à jamais par les souffrances de la guerre, 3.900 sont morts ou ont disparus, 5.500 ont survécu – malades et parfois invalides.

Neben dem Gebäude der Gemeindeverwaltung auf dem Kennedy-Platz befindet sich der „Square Victimes du Nazisme“. Die Zahl der Opfer des Nazi-Regimes ist auf einer Tafel eingraviert. 12.031 Männer und 7.969 Frauen sind für immer von den Leiden des Krieges gezeichnet worden. 3.900 starben oder sind vermisst, 5.500 haben überlebt – krank und oftmals als Invalide.

Une pierre commémorative pour deux forçats russes, Vassili Zilenko et Jakov Stolbirov, se trouve au cimetière de Pétange. Ils avaient respectivement 26 et 58 ans quand ils sont morts loin de leur patrie. Vassili fut grièvement blessé en tombant du train le ramenant de Luxembourg-Ville à Pétange après un bombardement allié lors duquel les forçats russes n’étaient pas autorisés à trouver refuge dans les abris. Malgré une hospitalisation rapide, il est mort le jour même. Quatre jours plus tard, son ami Jakov succomba à ses brûlures survenues lors d’un feu aux ateliers des chemins de fer dans la capitale.

Auf dem Petinger Friedhof steht ein Gedenkstein zu Ehren zweier russischer Kriegsgefangener, Vassili Zilenko und Jakov Stolbirov. Weit entfernt von ihrer Heimat starben sie im Alter von 26 beziehungsweise 58 Jahren. Vassili Zilenko wurde schwer verwundet als er von einer Straßenbahn überfahren wurde und erlag seinen schweren Verletzungen noch am selben Tag. Vier Tage später kam sein Kamerad Jakov Stolbirov bei einem Brand in den Petinger Eisenbahnateliers ums Leben.


... à Rodange

Lorsque le 10 mai 1940 les troupes allemandes pénètrent sur le territoire neutre du Grand-Duché de Luxembourg, la Souveraine avait, dès 3.30 heures, quitté la ville de Luxembourg. Initialement, il était prévu que la Grande-Duchesse Charlotte prendrait refuge à Lasauvage. Cependant, des événements imprévus l’ont forcée de se diriger directement sur Rodange où, à huit heures, elle franchit la frontière pour partir en exil.

... in Rodange

Als am 10. Mai 1940 die deutschen Truppen in das neutrale Großherzogtum einfielen, hatte die Großherzogin Luxemburg-Stadt bereits seit einigen Stunden verlassen – genauer gesagt, um 3.30 Uhr. Anfangs war vorgesehen, dass Großherzogin Charlotte Zuflucht in Lasauvage finden würde. Unvorhergesehene Ereignisse zwangen sie jedoch dazu, sich unverzüglich nach Rodange zu begeben, wo sie um 8 Uhr die luxemburgisch-französische Grenze überschritt, um ins Exil zu gehen. Eine diesbezügliche Gedenkplatte ist auch heute noch am Grenzübergang zu sehen.

Le monument aux morts de la localité de Rodange, créé par l'artiste Claus Cito de Bascharage, est situé avenue Dr. Gaasch. Il représente, à travers la statue d'une mère en deuil, la patrie meurtie par la guerre. A l'occasion de l'inauguration du monument le 12 juin 1949, SAR le Prince Félix s’est déplacé à Rodange.

Das Denkmal für die Toten aus der Ortschaft Rodange in der Avenue Dr. Gaasch entwarf der Künstler Klaus Cito aus Niederkerschen. Es soll, symbolisiert durch eine trauernde Mutter, die vom Krieg geschundene Heimat darstellen. An der Einweihung am 12. Juni 1949 in Rodange nahm auch Prinz Felix teil.

... à Lamadelaine

Au cimetière de Lamadelaine se trouvent les tombes de L.M. Langton, Air craftman 1st class, wireless operator/ air gunner; Sergeant R.F. Miller, Observer; Pilot Officer F.S. Laws, Pilot, membres de la «Royal Air Force». Ils étaient partis d’une base près de Laon à bord d’un bombardier Fairy- Battle. Le 10 mai 1940 deux Fairy-Battle furent abattus au-dessus de notre commune. Cinq des six membres d’équipage sont morts ce jour-là, le destin de l'aviateur qui a survécu demeurant à ce jour toujours un mystère. Le Sergeant Moat fut également enterré au cimetière de Lamadelaine. Il fut blessé grièvement par une balle qu’un soldat allemand tira de la rue Philippart à Rodange. Le soldat fut transporté immédiatement à l’hôpital de Pétange par des Rodangeois où il mourut peu après.

... in Lamadelaine

Auf dem Friedhof in Lamadelaine befinden sich die Gräber von L.M. Langton (Air craftman 1st class, wireless operator/air gunner), Sergeant R.F. Miller (Observer) und Pilot Officer F.S. Laws, Mitglieder der „Royal Air Force“. Sie waren mit einem Fairy-Battle-Bomber auf einem Fliegerhorst in der Nähe von Laon gestartet. Zwei der gestarteten Maschinen wurden am 10. Mai 1940 über der Gemeinde abgeschossen. Fünf der sechs Crewmitglieder verloren an jenem Tag ihr Leben, das Schicksal des sechsten Mannes ist bis heute unbekannt. Unteroffizier Moat, der von einem deutschen Soldaten von der Philippart-Straße her angeschossen und dabei schwer verwundet wurde, erlag seinen Verletzungen obwohl er unverzüglich nach dem Vorfall von Einwohnern aus Rodange in das Petinger Krankenhaus eingeliefert wurde. .

A la sortie du cimetière se trouve également le monument aux morts, érigé par la localité de Lamadelaine en l'honneur de ses morts durant la Deuxième Guerre mondiale. Le monument fut inauguré le 18 octobre 1970 en présence de SAR le Prince Charles de Luxembourg.

Am Friedhofsausgang steht das Denkmal für die im zweiten Weltkrieg Verstorbenen, dessen Errichtung von der Ortschaft Lamadelaine in die Wege geleitet wurde. Die Einweihung des Denkmals fand am 18. Oktober 1970 in Anwesenheit von Prinz Charles von Luxemburg statt

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